Qu’est-ce qu’une MST ?

Qu’est-ce qu’une MST ?

Provoquées par des bactéries, (gonocoques), des virus (herpès, sida) ou des parasites (chlamydiae), les MST (maladies sexuellement transmissibles), désignent, comme leur nom l’indique, un ensemble de pathologies qui se transmettent par relations sexuelles (vaginales, anales ou orales) ou par voie sanguine. C’est le cas du VIH par exemple, de l’hépatite B, de la syphilis et de la chlamydia.

 

Qu’est-ce qu’une IST ?

C’est l’abréviation pour infection sexuellement transmissible. Ici aussi, les IST désignent l’ensemble des maladies qui se transmettent par voie sexuelle ou sanguine. Simplement, quand le terme MST induit la présence de symptômes de la maladie, le terme IST, lui, implique simplement d’être porteur d’une infection, sans forcément en ressentir les symptômes.

MST ou IST : qu’est-ce que cela change ?

Si les deux termes désignent peu ou presque la même chose, c’est surtout la symbolique de la linguistique qui fait la différence. Les autorités sanitaires, OMS et ministère de la Santé sont formels : ces deux expressions cachent en réalité un véritable enjeu de santé publique et de prévention. Ainsi, utiliser le sigle IST, inciterait au dépistage en introduisant la notion de “symptômes invisibles”, quand les MST, comme expliqué ci-dessus, induisent directement la présence de la maladie. C’est ainsi qu’il invite tout le monde à utiliser le mot IST au lieu de MST.

 

Comment se fait la contamination par une IST ?

La contamination a lieu lors d’un contact étroit entre :

  • la peau et les muqueuses des organes génitaux (transmission génitale) ;

  • les organes génitaux et la bouche (transmission oro-génitale) ;

  • les organes génitaux et le rectum (transmission ano-génitale).

Le risque de contamination est important et la transmission très courante.

L’évolution et la gravité des IST sont variables. Elles dépendent de la maladie, de la personne atteinte et de la rapidité de sa prise en charge.

 

Traitement des IST

On dispose actuellement de traitements efficaces pour plusieurs IST.

  • On peut généralement guérir 3 IST bactériennes (chlamydiose, gonorrhée et syphilis) et une IST d’origine parasitaire (trichomonase) à l’aide d’antibiothérapies à dose unique.

  • Les médicaments les plus efficaces pour le traitement de l’herpès et de l’infection à VIH sont des antiviraux qui, bien qu’ils ne puissent guérir la maladie, peuvent en moduler l’évolution.

  • Les immunomodulateurs (interférons) et les médicaments antiviraux peuvent aider à combattre le virus de l’hépatite B et ralentir les dommages hépatiques.

Ces dernières années, la résistance aux antibiotiques s’est développée rapidement pour certaines IST (gonorrhée en particulier), limitant ainsi les options de traitement. L’apparition d’une perte de sensibilité du gonocoque face à l’option thérapeutique de dernière intention (céphalosporine par voie orale et parentérale), associée à une résistance déjà démontrée à certains agents antimicrobiens comme les pénicillines, les sulfonamides, les tétracyclines, les quinolones et les macrolides, font de N. gonorrhoeae une bactérie multirésistante. Bien que cela soit moins courant, on peut aussi observer une résistance antimicrobienne pour d’autres IST, ce qui rend indispensables la prévention et le traitement rapide.