Les conséquences de la drogue sur la santé

Quelles conséquences de la drogue sur la santé ?

Des « effets indésirables » apparaissent quasiment systématiquement lors d’une prise de drogue, sans qu’on ne les ait prévus, et leur intensité peut-être surprenante. La MILDECA (Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues Et les Conduites Addictives) classe les dangers de la consommation de drogues en 3 catégories :

  • les troubles physiques : souvent immédiats, ils peuvent être handicapants (vertiges, malaises, nausées, vomissements, contractions musculaires, insomnie…), très perturbants (modification de la perception visuelle, baisse de la vigilance et des réflexes, pertes de mémoire…) et dangereux pour la santé (déshydratation, hyperthermie, augmentation ou baisse du rythme cardiaque, crises de tétanie, contraction ou dilatation des vaisseaux sanguins, intoxication aiguë…);

  • les troubles psychiques : à court ou moyen terme (angoisses, étouffement, confusion, nervosité, panique, phobies, délires, instabilité de l’humeur, hallucinations…), au cours de la « descente » (état dépressif, manque) et à plus ou moins long terme (aggravation ou révélation d’une maladie mentale, dépression, suicide…);

  • les risques sociaux : la désinhibition peut entraîner des accès de violence et/ou une incapacité à se défendre (perte de contrôle de soi, attitudes provocatrices exposant à des agressions…), la modification de la perception peut mettre en danger l’entourage, voire provoquer des accidents.

 

Mémoires de travail et à court terme

Si, ce sont surtout les mémoires de travail et à court terme qui sont les plus touchées, une quantité excessive de cannabis peut aussi affecter la mémoire à long terme d’un individu. Les symptômes les plus courants sont les trous de mémoire et les difficultés à retenir et à apprendre de nouvelles choses.

De même pour l’ecstasy, dont les effets à long terme peuvent être dévastateurs. Des études ont notamment démontré que l’ecstasy pouvait réduire de 10% la taille de l’hippocampe, centre de la mémoire du cerveau. De plus, les personnes qui consomment peuvent avoir de la difficulté à se concentrer dans les jours qui suivent leur absorption.

 

Les drogues et la dopamine

La plupart des drogues que l’on consomme (opiacés, amphétamines, psychostimulants, etc.) altèrent le fonctionnement du cerveau en augmentant de manière artificielle la production de dopamines dans le cerveau.

Ces hormones sont responsables de la motivation et du sentiment de plaisir associé à la récompense, donc elles augmentent la sensation de bien-être de l’individu qui prend des drogues.

Les dopamines sont également responsables du sentiment de dépendance associé à la consommation et ce, qu’il s’agisse de jeu, de drogues, de sexe, d’alcool ou de toute autre forme de dépendance. Consommer de la drogue rend donc les gens dépendants.

 

Altération de la perception

La drogue modifie également notre perception du monde réel en nous le présentant souvent plus beau qu’il ne l’est. On a l’impression de mieux cerner les problèmes de l’humanité, de mieux entendre la musique, de mieux voir les couleurs à cause de ses effets hallucinogènes, etc.

La drogue permet de nous relaxer et de nous rendre moins conscients des réalités qui nous entourent, dans le cas de dépresseurs, ou de nous rendre plus vifs et allumés, dans le cas de stimulants majeurs.

Mais outre ces effets en apparence positifs sur le cerveau, la drogue cause d’importants dommages à celui-ci en s’attaquant à plusieurs de ses composantes.