le vitiligo, qu’est ce que c’est?

Description:

Le vitiligo est une affection de la peau consistant en une perte de pigmentation (dépigmentation), ce qui donne une couleur blanche à la peau. Des plaques blanches de forme irrégulière peuvent apparaître n’importe où sur le corps. En raison de la différence de couleur entre la peau touchée et la peau non touchée, ce trouble est plus visible dans le cas des personnes à peau foncée. Le vitiligo touche entre 1 % et 2 % de la population, et n’importe qui peut en être atteint.

Cette affection peut également atteindre les muqueuses et la rétine. Les poils qui poussent dans les régions touchées par le vitiligo peuvent également devenir blancs. Le vitiligo n’est pas une maladie contagieuse.

Il existe plusieurs types de vitiligo :

  • le vitiligo segmentaire, localisé sur un seul côté du corps, par exemple sur une partie du visage, du haut du corps, d’une jambe ou d’un bras. Cette forme de vitiligo apparaît plus souvent chez les enfants ou les adolescents. La zone dépigmentée correspond à un « territoire d’innervation », c’est-à-dire une zone de la peau innervée par un nerf en particulier. Cette forme apparaît rapidement en quelques mois, puis cesse généralement d’évoluer ;

 

  • le vitiligo généralisé qui se présente sous forme de taches souvent plus ou moins symétriques, touchant les deux côtés du corps, en particulier des zones de friction ou de pression répétées. Le terme « généralisé » ne signifie pas forcément que les taches sont étendues. L’évolution est imprévisible, les taches pouvant rester petites et localisées ou s’étendre rapidement ;

 

  • le vitiligo universalis, plus rare, qui s’étend rapidement et peut toucher presque la totalité du corps.

 

Symptômes:

Au début, le vitiligo se traduit par une tâche de couleur blanche-ivoire sur la peau. Sa forme et sa taille peuvent varier. Sa bordure est, généralement, convexe et de la couleur de la peau environnante, plus foncée ou encore rougeâtre. La tâche peut aussi parfois avoir un certain relief. Les lésions du vitiligo peuvent être localisées n’importe où, mais le plus souvent, on les trouve au niveau du dos de la main, des pieds, des coudes, des genoux, des organes génitaux, aux alentours des orifices naturels, sous les aisselles ou dans le pli de l’aine. A noter que le vitiligo se manifeste fréquemment sur une zone cutanée volontiers soumise aux microtraumatismes répétés (frictions, égratignures, compressions, etc.). On parle du phénomène de Koebner.

Les zones dépigmentées sont extrêmement sensibles au soleil. Une exposition peut engendrer des rougeurs et des démangeaisons.
L’évolution du vitiligo est imprévisible. Les lésions peuvent plus ou moins s’étendre. En revanche, le vitiligo n’a aucun retentissement organique sur le patient. Le seul préjudice est esthétique.

 

Traitement:

Il n’existe aucun traitement permettant de guérir le vitiligo.
Le maquillage est quelquefois suffisant en cas de vitiligo peu étendu. Dans les cas contraires, les mesures thérapeutiques proposées visent à stimuler la prolifération des mélanocytes encore présents. Différentes méthodes existent : la photothérapie, des traitements locaux ou la greffe de mélanocytes.

La photothérapie UVB (rayon ultraviolet B) est l’un des traitements les plus volontiers proposés pour le vitiligo. Cette méthode permet de stimuler les mélanocytes à raison de 2 à 3 séances par semaine, sans jamais dépasser 300 séances de traitement. A noter que la re-pigmentation est toujours partielle et souvent transitoire. Cette technique permet d’obtenir des résultats rapidement.

La photo chimiothérapie orale, aussi appelée puvathérapie, associée aux psoralènes (molécules stimulant la production de mélanine sous l’action de la lumière) est une autre thérapie possible dans le vitiligo. Cependant, ses nombreux effets indésirables (brûlures, atteintes oculaires, rougeurs, nausées et démangeaisons) limitent son utilisation. Par ailleurs, une centaine de séances sont nécessaires avant d’obtenir un rougissement de la peau qui précède la ré-pigmentation.

L’utilisation de dermocorticoïdes et d’immunosuppresseurs locaux est surtout indiquée dans les vitiligos peu étendus.  Ces molécules permettent de diminuer l’activité du système immunitaire afin d’enrayer la disparition des mélanocytes. Ils s’appliquent une fois par jour pendant plusieurs mois. Les résultats sont rapides et les effets secondaires limités. A noter qu’en usage prolongé, ils peuvent induire une fragilisation de la peau.