Categorie : La santé

Epilepsie

Définition et symptômes :

 

L’épilepsie est une maladie neurologique qui se caractérise par un fonctionnement anormal de l’activité du cerveau. Elle se traduit par la répétition de crises imprévisibles et souvent très brèves. Ces crises peuvent prendre différentes formes et varier en intensité. La plupart des gens résument l’épilepsie à l’une de ses manifestations la plus spectaculaire, appelée la crise tonic-clonique et qui se traduit par des convulsions.

Les crises d’épilepsie résultent d’une activité excessive d’un groupe plus ou moins important de cellules nerveuses cérébrales, provoquant l’équivalent d’un court-circuit entre les neurones.

Noter que : les crises doivent se répéter pour qu’il s’agisse d’épilepsie. Ainsi, avoir eu une seule crise de convulsions dans sa vie ne signifie pas que l’on soit épileptique.  Il en faut au moins deux pour qu’un diagnostic d’épilepsie soit posé. Une crise d’épilepsie peut apparaître dans plusieurs circonstances : un traumatisme crânien, une méningite, un accident vasculaire cérébral, un surdosage médicamenteux, un sevrage à une drogue, etc.

 

Les causes :

Dans environ 60 % des cas, les médecins ne sont pas en mesure de déterminer la cause exacte des crises. On suppose qu’environ 10 % à 15 % de l’ensemble des cas aurait une composante héréditaire puisque l’épilepsie semble plus répandue dans certaines familles. Les chercheurs ont lié certains types d’épilepsie au mauvais fonctionnement de plusieurs gènes. Pour la plupart des malades, les gènes ne constituent qu’une partie de la cause de l’épilepsie. Certains gènes peuvent rendre une personne plus sensible aux conditions environnementales qui déclenchent des convulsions.

L’épilepsie peut être due à une tumeur cérébrale, une séquelle d’un accident vasculaire cérébral ou d’un autre traumatisme au cerveau. En effet, une cicatrice peut se former dans le cortex cérébral, par exemple, et modifier l’activité des neurones. Précisons que plusieurs années peuvent s’écouler entre l’accident et l’apparition de l’épilepsie. Et rappelons que pour qu’il y ait épilepsie, les crises de convulsion doivent survenir à répétition et non une seule fois. L’accident vasculaire cérébral est la principale cause d’épilepsie chez les adultes de plus de 35 ans.

Ainsi il existe 3 catégories d’épilepsie :
– les épilepsies secondaires ou symptomatiques, liées à une lésion cérébrale (malformation congénitale, traumatisme crânien, AVC, tumeur cérébrale…) ;
– les épilepsies idiopathiques (souvent liées à une prédisposition génétique) ;
– les épilepsies cryogéniques dont la cause reste inconnue (des lésions qui ne peuvent pas être mises en évidence avec les moyens médicaux sont suspectées).

L’épilepsie peut concerner toutes les tranches d’âges mais, le plus souvent, elle touche les enfants, les adolescents et les personnes âgées.

 

Ce qu’on doit faire en cas de crise d’épilepsie :

Les crises peuvent être impressionnantes pour les témoins. Si la crise s’accompagne de convulsions, il est recommandé de garder son calme et d’effectuer certains gestes :
– allonger la personne et la placer en position latérale de sécurité dès que possible ;
– protéger la tête de la personne en crise contre d’éventuelles blessures ;
– ne pas empêcher ses mouvements ;
– ne rien mettre dans sa bouche ;
– rester avec la personne jusqu’à la fin de la crise et la réconforter.

Il est nécessaire d’appeler les secours si les crises se succèdent et si la personne a des difficultés à respirer.

 

Les conséquences :

Les crises d’épilepsies très longues ou très rapprochées peuvent provoquer des lésions neurologiques et mettre en jeu le pronostic vital. Le plus grand risque des crises est de provoquer un accident (noyade, chute, électrocution). L’épilepsie est également une maladie qui peut avoir des conséquences négatives sur la qualité de vie des patients (difficultés de scolarité, loisirs perturbés, métiers interdits) et causer une dépression. Dans ce cas, la personne épileptique peut nécessiter une prise en charge rééducative (ergothérapie, psychomotricité, orthophonie).

Hypertension artérielle

Qu’est ce que l’hypertension artérielle?

On parle d’hypertension artérielle quand la pression du sang dans les artères est trop élevée. Les deux valeurs de la pression artérielle sont habituellement comprises entre 10 et 14 pour la pression maximale, et 6 et 8 pour la pression minimale. Ainsi, une tension de 12 – 8 est considérée comme normale. L’hypertension artérielle est l’un des principaux facteurs de risque des maladies cardiaques, de l’insuffisance rénale, et des accidents vasculaires cérébraux ou AVC. Elle apparaît généralement avec l’âge, souvent accompagnée d’un excès de poids.

 

Quels sont les symptômes de l’hypertension artérielle?

L’hypertension artérielle est une maladie qui peut demeurer silencieuse pendant de nombreuses années. Elle peut être découverte au cours d’une simple consultation chez le médecin ou bien lors de l’apparition de complications (cardiaques, cérébrales, vasculaire, rénales, etc.). Les symptômes que peut ressentir une personne hypertendue peuvent se manifester lors de poussées hypertensives, mais pas toujours.

Des maux de tête survenant essentiellement le matin et siégeant principalement dans la nuque, au niveau des tempes peuvent témoigner d’une poussée d’hypertension sévère. La sensation de sifflements auditifsparfois pulsatives (acouphènes) peut refléter une hypertension artérielle, de même que des troubles de la vision (sensations de mouches devant les yeux ou phosphènes), des vertiges, ou une accélération du rythme cardiaque (tachycardie, palpitations).Enfin, une hématurie (présence de sang dans les urines) peut également témoigner d’une cause rénale à l’hypertension artérielle.

 

Quels sont les facteurs de risque de l’hypertension?

Les facteurs de risque modifiables incluent une alimentation déséquilibrée (consommation trop forte de sel ou de matières grasses saturées et d’acides gras trans, et trop faible de fruits et de légumes), la sédentarité, la consommation de tabac et d’alcool et le surpoids ou l’obésité.

Les facteurs de risque non modifiables comprennent les antécédents familiaux d’hypertension, le vieillissement (personnes âgées de plus de 65 ans) et la coexistence d’autres pathologies telles que le diabète ou une maladie rénale.

 

Traitement :

Attention : un traitement permanent ne signifie pas forcément toujours le même traitement. La maladie évolue avec le temps et avec la personne. D’où la nécessité de réajuster régulièrement votre traitement, par un suivi régulier chez votre médecin traitant, environ tous les trois mois. C’est à vous de signaler à votre médecin si votre traitement vous convient dans votre vie quotidienne. Vous avez un rôle important à jouer dans votre maladie : vous êtes un acteur essentiel de votre santé, partenaire de votre médecin.

Coup de chaleur

Définition

On appelle également le coup de chaleur coup de soleil, parfois fièvre thermique ou insolation. Il survient en cas de défaillance des mécanismes de l’organisme chargés de contrôler la température. Il s’agit d’une urgence médicale qui peut mettre la vie d’une personne en danger et qui nécessite un traitement immédiat. De nombreuses personnes se sentent indisposées et sont prises de malaises lors des vagues de chaleur, mais la plupart d’entre elles ne souffrent que d’un épuisement provoqué par la chaleur, un trouble généralement moins grave, qui peut cependant se transformer en coup de chaleur s’il n’est pas identifié et traité correctement.

 

Symptômes et causes

Le travail ou la pratique d’un sport dans des conditions de chaleur ou par temps chaud, en omettant de boire suffisamment de liquides, est la principale cause du coup de chaleur. On risque le coup de chaleur si l’on n’a pas compensé les pertes liquidiennes sur plusieurs journées ou plusieurs semaines, ou en l’espace de quelques heures si l’on pratique un sport de façon intense par un jour de canicule sans avoir bu suffisamment de liquide auparavant.

Ils se manifestent par une fièvre brutale qui peut perturber le fonctionnement de l’organisme. Lorsque des rougeurs diffuses apparaissent et que la peau devient très sèche (la sudation s’arrête), c’est un signe de gravité. Des troubles du comportement, une démarche titubante, des vomissements, ou encore des crampes peuvent s’ajouter, tandis que la fièvre peut dépasser 40 °C. Les séquelles peuvent être très graves notamment chez l’enfant.

 

Traitements.

En cas de coup de chaleur, chez une personne consciente, il est primordial de suivre ces conseils :

• la placer immédiatement à l’ombre, au frais, le mieux étant à l’intérieur d’une maison ;

• la débarrasser de ses vêtements et la recouvrir de linges humides. L’application de glace est également utile ;

• la rafraîchir à l’aide d’une compresse d’eau non glacée ;

• lui donner régulièrement à boire en attendant l’arrivée des secours, le mieux étant de lui proposer de l’eau salée (eaux gazeuses) ;

• une aération ou une ventilation d’air peuvent également lui être proposées ;

• la température du sujet atteint doit être surveillée jusqu’à amélioration, moment où le rafraîchissement peut cesser.

 

Ne pas sous-estimer la gravité d’un coup de chaleur, notamment chez les sujets les plus fragiles. Même si la personne récupère vite, il lui est conseillé de consulter un médecin.

Une personne inconsciente doit être allongée en position latérale de sécurité, et les secours doivent immédiatement être prévenus. C’est une urgence.
Si la personne est inconsciente, si elle est âgée ou si c’est un nourrisson, appelez les secours.

Les conséquences de la drogue sur la santé

Quelles conséquences de la drogue sur la santé ?

Des « effets indésirables » apparaissent quasiment systématiquement lors d’une prise de drogue, sans qu’on ne les ait prévus, et leur intensité peut-être surprenante. La MILDECA (Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues Et les Conduites Addictives) classe les dangers de la consommation de drogues en 3 catégories :

  • les troubles physiques : souvent immédiats, ils peuvent être handicapants (vertiges, malaises, nausées, vomissements, contractions musculaires, insomnie…), très perturbants (modification de la perception visuelle, baisse de la vigilance et des réflexes, pertes de mémoire…) et dangereux pour la santé (déshydratation, hyperthermie, augmentation ou baisse du rythme cardiaque, crises de tétanie, contraction ou dilatation des vaisseaux sanguins, intoxication aiguë…);

  • les troubles psychiques : à court ou moyen terme (angoisses, étouffement, confusion, nervosité, panique, phobies, délires, instabilité de l’humeur, hallucinations…), au cours de la « descente » (état dépressif, manque) et à plus ou moins long terme (aggravation ou révélation d’une maladie mentale, dépression, suicide…);

  • les risques sociaux : la désinhibition peut entraîner des accès de violence et/ou une incapacité à se défendre (perte de contrôle de soi, attitudes provocatrices exposant à des agressions…), la modification de la perception peut mettre en danger l’entourage, voire provoquer des accidents.

 

Mémoires de travail et à court terme

Si, ce sont surtout les mémoires de travail et à court terme qui sont les plus touchées, une quantité excessive de cannabis peut aussi affecter la mémoire à long terme d’un individu. Les symptômes les plus courants sont les trous de mémoire et les difficultés à retenir et à apprendre de nouvelles choses.

De même pour l’ecstasy, dont les effets à long terme peuvent être dévastateurs. Des études ont notamment démontré que l’ecstasy pouvait réduire de 10% la taille de l’hippocampe, centre de la mémoire du cerveau. De plus, les personnes qui consomment peuvent avoir de la difficulté à se concentrer dans les jours qui suivent leur absorption.

 

Les drogues et la dopamine

La plupart des drogues que l’on consomme (opiacés, amphétamines, psychostimulants, etc.) altèrent le fonctionnement du cerveau en augmentant de manière artificielle la production de dopamines dans le cerveau.

Ces hormones sont responsables de la motivation et du sentiment de plaisir associé à la récompense, donc elles augmentent la sensation de bien-être de l’individu qui prend des drogues.

Les dopamines sont également responsables du sentiment de dépendance associé à la consommation et ce, qu’il s’agisse de jeu, de drogues, de sexe, d’alcool ou de toute autre forme de dépendance. Consommer de la drogue rend donc les gens dépendants.

 

Altération de la perception

La drogue modifie également notre perception du monde réel en nous le présentant souvent plus beau qu’il ne l’est. On a l’impression de mieux cerner les problèmes de l’humanité, de mieux entendre la musique, de mieux voir les couleurs à cause de ses effets hallucinogènes, etc.

La drogue permet de nous relaxer et de nous rendre moins conscients des réalités qui nous entourent, dans le cas de dépresseurs, ou de nous rendre plus vifs et allumés, dans le cas de stimulants majeurs.

Mais outre ces effets en apparence positifs sur le cerveau, la drogue cause d’importants dommages à celui-ci en s’attaquant à plusieurs de ses composantes.

Qu’est-ce qu’une MST ?

Qu’est-ce qu’une MST ?

Provoquées par des bactéries, (gonocoques), des virus (herpès, sida) ou des parasites (chlamydiae), les MST (maladies sexuellement transmissibles), désignent, comme leur nom l’indique, un ensemble de pathologies qui se transmettent par relations sexuelles (vaginales, anales ou orales) ou par voie sanguine. C’est le cas du VIH par exemple, de l’hépatite B, de la syphilis et de la chlamydia.

 

Qu’est-ce qu’une IST ?

C’est l’abréviation pour infection sexuellement transmissible. Ici aussi, les IST désignent l’ensemble des maladies qui se transmettent par voie sexuelle ou sanguine. Simplement, quand le terme MST induit la présence de symptômes de la maladie, le terme IST, lui, implique simplement d’être porteur d’une infection, sans forcément en ressentir les symptômes.

MST ou IST : qu’est-ce que cela change ?

Si les deux termes désignent peu ou presque la même chose, c’est surtout la symbolique de la linguistique qui fait la différence. Les autorités sanitaires, OMS et ministère de la Santé sont formels : ces deux expressions cachent en réalité un véritable enjeu de santé publique et de prévention. Ainsi, utiliser le sigle IST, inciterait au dépistage en introduisant la notion de “symptômes invisibles”, quand les MST, comme expliqué ci-dessus, induisent directement la présence de la maladie. C’est ainsi qu’il invite tout le monde à utiliser le mot IST au lieu de MST.

 

Comment se fait la contamination par une IST ?

La contamination a lieu lors d’un contact étroit entre :

  • la peau et les muqueuses des organes génitaux (transmission génitale) ;

  • les organes génitaux et la bouche (transmission oro-génitale) ;

  • les organes génitaux et le rectum (transmission ano-génitale).

Le risque de contamination est important et la transmission très courante.

L’évolution et la gravité des IST sont variables. Elles dépendent de la maladie, de la personne atteinte et de la rapidité de sa prise en charge.

 

Traitement des IST

On dispose actuellement de traitements efficaces pour plusieurs IST.

  • On peut généralement guérir 3 IST bactériennes (chlamydiose, gonorrhée et syphilis) et une IST d’origine parasitaire (trichomonase) à l’aide d’antibiothérapies à dose unique.

  • Les médicaments les plus efficaces pour le traitement de l’herpès et de l’infection à VIH sont des antiviraux qui, bien qu’ils ne puissent guérir la maladie, peuvent en moduler l’évolution.

  • Les immunomodulateurs (interférons) et les médicaments antiviraux peuvent aider à combattre le virus de l’hépatite B et ralentir les dommages hépatiques.

Ces dernières années, la résistance aux antibiotiques s’est développée rapidement pour certaines IST (gonorrhée en particulier), limitant ainsi les options de traitement. L’apparition d’une perte de sensibilité du gonocoque face à l’option thérapeutique de dernière intention (céphalosporine par voie orale et parentérale), associée à une résistance déjà démontrée à certains agents antimicrobiens comme les pénicillines, les sulfonamides, les tétracyclines, les quinolones et les macrolides, font de N. gonorrhoeae une bactérie multirésistante. Bien que cela soit moins courant, on peut aussi observer une résistance antimicrobienne pour d’autres IST, ce qui rend indispensables la prévention et le traitement rapide.

 

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